{"id":470,"date":"2026-01-14T08:30:00","date_gmt":"2026-01-14T07:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/lacanquotidien.org\/?p=470"},"modified":"2026-01-14T01:26:08","modified_gmt":"2026-01-14T00:26:08","slug":"lacan-quotidien-n8-la-psychiatrie-de-precision-nest-quune-promesse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/2026\/01\/14\/lacan-quotidien-n8-la-psychiatrie-de-precision-nest-quune-promesse\/","title":{"rendered":"Lacan Quotidien n\u00b08 \u2013 La psychiatrie de pr\u00e9cision n\u2019est qu\u2019une promesse, par Jean-Claude Maleval"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-text-color has-link-color wp-elements-78961fa85525d45763010277a348a380\" style=\"color:#ff5800\"><strong>La psychiatrie de pr\u00e9cision n\u2019est qu\u2019une promesse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Jean-Claude Maleval<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">FondaMental se d\u00e9veloppe sur l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle la psychiatrie de pr\u00e9cision constituerait l\u2019avenir de la psychiatrie \u2013 tout en sugg\u00e9rant aux d\u00e9cideurs qu\u2019elle en est d\u00e9j\u00e0 le pr\u00e9sent. Elle se construit dans les ann\u00e9es 2010 sur les ruines des DSM dont les cat\u00e9gories cliniques, selon elle, constituent un frein \u00e0 la recherche sur les troubles mentaux. Les diagnostics comportementaux, fond\u00e9s sur le d\u00e9compte des sympt\u00f4mes, n\u00e9gligeant les structures subjectives, ont engendr\u00e9 des cat\u00e9gories non valides, se chevauchant, g\u00e9n\u00e9rant des seuils arbitraires et ne permettant pas de cibler des m\u00e9canismes \u00e9tiopathog\u00e9niques pr\u00e9cis. Les chercheurs en psychiatrie de pr\u00e9cision rendent responsables les cat\u00e9gories des DSM du fait constatable que les progr\u00e8s des neurosciences n\u2019ont pas encore profit\u00e9 aux patients psychiatriques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-color has-link-color wp-elements-6acf91a318a762e3dae5211abe6d29a9\" style=\"color:#ff5800\"><strong>L\u2019avenir de la psychiatrie&nbsp;?<\/strong><br><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-contrast-color\">Le syntagme&nbsp;<em>psychiatrie de pr\u00e9cision<\/em>&nbsp;a \u00e9t\u00e9 forg\u00e9 par Eduard&nbsp;Vieta en 2015, mais le concept en est produit par Thomas&nbsp;Insel, directeur du National Institut of Mental Health am\u00e9ricain (NIMH) de 2002 \u00e0 2015. Le terme&nbsp;<em>pr\u00e9cision<\/em>&nbsp;r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la mesure dont l\u2019exactitude attendue pourrait permettre \u00e0 l\u2019avenir de personnaliser l\u2019approche. D\u00e8s 2010, T.&nbsp;Insel lance le projet Research Domain Criteria (RDoC) dont l\u2019objectif ultime est la m\u00e9decine de pr\u00e9cision en psychiatrie. Il propose de d\u00e9velopper des nosologies psychiatriques fond\u00e9es sur les neurosciences et les sciences comportementales<s>,<\/s>&nbsp;plut\u00f4t que sur la ph\u00e9nom\u00e9nologie descriptive. Celles-ci reposeraient sur des dimensions du comportement observables et des mesures neurobiologiques associ\u00e9es. Ces dimensions, telles que l\u2019anh\u00e9donie, les anomalies sensorielles, l\u2019impulsivit\u00e9, les conduites suicidaires, etc., sont transnosographiques, pr\u00e9sentes dans diff\u00e9rentes pathologies, et tout repose sur la supposition que leurs m\u00e9canismes \u00e9tiologiques sp\u00e9cifiques devraient \u00eatre plus ais\u00e9ment identifiables. Il s\u2019agit pour l\u2019essentiel de mettre en \u00e9vidence des liens entre des d\u00e9ficits fonctionnels et des circuits neuronaux anormaux.<\/mark><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">En confiant \u00e0 des algorithmes d\u2019intelligence artificielle le recueil de m\u00e9gadonn\u00e9es propres \u00e0 une personne affect\u00e9e d\u2019un d\u00e9ficit fonctionnel, le ou les circuits neuronaux associ\u00e9s \u00e0 celui-ci devraient pouvoir \u00eatre identifi\u00e9s, des sous-groupes biologiquement homog\u00e8nes devraient \u00e9merger, permettant par la suite une action rapide sur le trouble gr\u00e2ce au m\u00e9dicament appropri\u00e9. La psychiatrie de pr\u00e9cision est contemporaine de l\u2019augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs. Il s\u2019agit de tenter d\u2019exploiter des perspectives issues de travaux interdisciplinaires entre math\u00e9maticiens, physiciens, biologistes et cliniciens afin de parvenir \u00e0 une compr\u00e9hension int\u00e9grative des troubles mentaux,&nbsp;mais en postulant qu\u2019ils sont r\u00e9ductibles \u00e0 des troubles c\u00e9r\u00e9braux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">La prudence de T.&nbsp;Insel est rarement partag\u00e9e par ceux qui l\u2019ont suivi&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il ne s\u2019agit pas d\u2019un projet \u00e0 court terme, affirme-t-il en 2014. Les probl\u00e8mes sont complexes et nos outils sont encore rudimentaires<a href=\"applewebdata:\/\/1A9CF1D1-CE6F-4185-9D2B-DF1E22C3B234#_edn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;\u00bb. On oublie volontiers qu\u2019il ajoute&nbsp;: \u00ab&nbsp;ces domaines et niveaux d\u2019analyse ne repr\u00e9sentent pas l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de la psychopathologie&nbsp;; ils constituent un point de d\u00e9part. Ils n\u2019int\u00e8grent pas encore le r\u00f4le crucial du d\u00e9veloppement, des expositions environnementales ni de l\u2019\u00e9volution de la psychopathologie au fil du temps<a href=\"applewebdata:\/\/1A9CF1D1-CE6F-4185-9D2B-DF1E22C3B234#_edn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-color has-link-color wp-elements-801aa0d61f066e38890acbd37d913e7a\" style=\"color:#ff5800\"><strong>Objections<\/strong><br><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-contrast-color\">Multiples sont les objections faites au mod\u00e8le r\u00e9ductionniste de la psychiatrie de pr\u00e9cision. \u00c0 l\u2019\u00e9vidence,&nbsp;elle n\u00e9glige l\u2019existence \u00e9tablie d\u2019une forte corr\u00e9lation entre la situation socio-\u00e9conomique d\u00e9favoris\u00e9e d\u2019une famille et le risque de troubles mentaux chez les enfants et adolescents \u2013&nbsp;trois fois plus \u00e9lev\u00e9 que la moyenne.<\/mark><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">Centrer la recherche sur un circuit neuronal soul\u00e8ve de grandes difficult\u00e9s. En premier lieu la nettet\u00e9 de celui-ci reste toujours incertaine sachant que le cerveau comprend de multiples niveaux d\u2019architecture ench\u00e2ss\u00e9s et parall\u00e8les&nbsp;: un millim\u00e8tre cube de tissu c\u00e9r\u00e9bral contient au moins 80000 neurones et 4&nbsp;millions de synapses,de surcro\u00eet un neurone tel qu\u2019une cellule pyramidale est connect\u00e9 \u00e0 des dizaines de milliers d\u2019autres cellules. Il est par ailleurs \u00e9tabli qu\u2019une t\u00e2che n\u2019active jamais un seul circuit neuronal, et il n\u2019existe aucune preuve qu\u2019un trouble mental soit associ\u00e9 \u00e0 un unique circuit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">L\u2019importante neuroplasticit\u00e9 objecte \u00e0 une forte corr\u00e9lation persistante entre des anomalies des circuits neuronaux et les donn\u00e9es cliniques. Du fait des remaniements constants des circuits neuronaux, leurs capacit\u00e9s sont le plus souvent provisoires. En outre, leurs sch\u00e9mas sont influenc\u00e9s par la respiration, le rythme cardiaque, les mouvements de la t\u00eate, la t\u00e2che en cours, l\u2019exp\u00e9rience r\u00e9cente, etc. Certaines \u00e9tudes ne sont pas parvenues \u00e0 \u00e9tablir de corr\u00e9lations entre des modifications structurelles de ces r\u00e9seaux et les caract\u00e9ristiques cliniques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">Bref, tout laisse supposer que la \u00ab&nbsp;repr\u00e9sentation&nbsp;\u00bb des processus mentaux en termes de biomarqueurs est r\u00e9ductionniste, pauvre, confuse et que sa pr\u00e9tention \u00e0 r\u00e9volutionner la psychiatrie est d\u00e9mesur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">Il n\u2019est nullement exclu que la psychiatrie de pr\u00e9cision permette la d\u00e9couverte de mol\u00e9cules efficaces sur des d\u00e9ficits fonctionnels, mais en attendre davantage implique de s\u2019aveugler sur les limites de ses pr\u00e9suppos\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">Aussi forte soit la puissance de calcul, aussi riche soit le mat\u00e9riel collect\u00e9, la psychiatrie de pr\u00e9cision manquera toujours \u00e0 saisir le principe organisateur, ou d\u00e9sorganisateur, de toutes les donn\u00e9es assembl\u00e9es, ce qu\u2019il convient de situer dans ce que nous nommons&nbsp;<em>le<\/em>&nbsp;<em>sujet<\/em>. Tous les \u00e9pist\u00e9mologues s\u2019accordent \u00e0 consid\u00e9rer que son exclusion est une condition incontournable pour que la science parvienne \u00e0 des d\u00e9monstrations rigoureuses. Il est impossible de r\u00e9duire le sujet \u00e0 ses circuits neuronaux dans la mesure o\u00f9 il r\u00e9side en ce qui ne cesse de les modifier en fonction de ses exp\u00e9riences. Le sujet d\u00e9sirant n\u2019est pas une monade biologique&nbsp;: meilleure serait l\u2019image d\u2019un champ magn\u00e9tique mobilis\u00e9 par des objets qui passent en celui-ci. Les objets libidinaux objectent \u00e0 une approche purement c\u00e9r\u00e9brale du sujet en la d\u00e9compl\u00e9tant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">L\u2019\u00e9viction du sujet trouve un \u00e9cho dans l\u2019ind\u00e9cision des chercheurs quant \u00e0 savoir si les circuits neuronaux identifi\u00e9s seraient une cause ou une cons\u00e9quence des d\u00e9ficits fonctionnels. Bref, tenter d\u2019expliquer l\u2019amour, la cr\u00e9ativit\u00e9 ou la souffrance psychique uniquement par l\u2019activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale fait dispara\u00eetre les dimensions sociales, culturelles et subjectives.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">FondaMental ne peut en rien garantir les proc\u00e9dures diagnostiques op\u00e9r\u00e9es par lesdits centres experts, puisqu\u2019elles reposent pour l\u2019essentiel sur des d\u00e9coupages cliniques issus des DSM, or la&nbsp;psychiatrie de pr\u00e9cision se construit sur la r\u00e9cusation de leur validit\u00e9. La fondation FondaMental affirme que son projet est de r\u00e9former le diagnostic, le traitement et le pronostic des troubles mentaux en France, ce qui implique une critique de ce qui se fait actuellement. D\u00e8s lors, en quoi pourrait-elle fournir des garanties \u00e0 l\u2019\u00e9gard de pratiques bien en-de\u00e7\u00e0 de la psychiatrie de pr\u00e9cision&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">La psychiatrie de pr\u00e9cision vise \u00e0 traiter un circuit neuronal, non un sujet. Si elle s\u2019imposait, comment un patient d\u00e9pressif r\u00e9agirait-t-il \u00e0 un diagnostic de \u00ab&nbsp;dysfonctionnement du circuit pr\u00e9frontal-limbique-thalamique&nbsp;\u00bb&nbsp;? L\u2019essentialisme c\u00e9r\u00e9bral a tendance \u00e0 rendre les personnes souffrant de troubles mentaux plus pessimistes vis-\u00e0-vis de leurs capacit\u00e9s \u00e0 les surmonter, tandis que les soignants qui adh\u00e8rent \u00e0 cette approche font preuve de moins d\u2019empathie vis-\u00e0-vis des patients et surestiment leur dangerosit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">Que des milliards d\u2019euros puissent \u00eatre \u00e9conomis\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des strat\u00e9gies de soins innovantes est une affirmation qui rel\u00e8ve plus d\u2019une&nbsp;<em>rh\u00e9torique de la promesse<\/em><a href=\"applewebdata:\/\/1A9CF1D1-CE6F-4185-9D2B-DF1E22C3B234#_edn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;que d\u2019une solide argumentation. L\u2019\u00e9tude de 2017 invoqu\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard par FondaMental est contest\u00e9e par son absence de groupe t\u00e9moins, ses biais m\u00e9thodologiques et son utilisation de la seule pathologie bipolaire pour un large calcul \u00e9conomique, si bien que les auteurs eux-m\u00eames conviennent que la baisse des hospitalisations ne peut \u00eatre attribu\u00e9e uniquement \u00e0 l\u2019effet des centres experts.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">Par ailleurs, il est aujourd\u2019hui manifeste que la qualit\u00e9 de la prise en charge des patients psychiatriques se d\u00e9t\u00e9riore tandis que s\u2019accro\u00eet massivement le financement de projets mondiaux de recherche sur le cerveau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\">Il n\u2019y a pas lieu de contester l\u2019int\u00e9r\u00eat de la psychiatrie de pr\u00e9cision en tant que programme de recherche \u2013&nbsp;elle donnera sans doute naissance \u00e0 quelques m\u00e9dicaments actifs sur ce qu\u2019elle nomme des \u00ab&nbsp;d\u00e9ficits fonctionnels&nbsp;\u00bb, ce qui ne serait pas n\u00e9gligeable. Mais sa pr\u00e9tention imp\u00e9rialiste d\u2019imposition d\u2019un paradigme totalement prescriptif pour la psychiatrie est inacceptable, par l\u2019entremise de parlementaires s\u00e9duits par le scientisme, et mal inform\u00e9s de d\u00e9bats complexes.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-justify has-text-align-justify\"><a href=\"applewebdata:\/\/1A9CF1D1-CE6F-4185-9D2B-DF1E22C3B234#_ednref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;Insel T. R., \u00ab&nbsp;The NIMH Research Domain Criteria (RDoC) Project. Precision Medicine for Psychiatry&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>The American Journal of Psychiatry<\/em>, vol. 171, n\u00b04, avril 2014, p.&nbsp;397, disponible sur internet, notre traduction.<br><a href=\"applewebdata:\/\/1A9CF1D1-CE6F-4185-9D2B-DF1E22C3B234#_ednref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>&nbsp;<em>Ibid.<\/em>, p.&nbsp;396, notre traduction.<br><a href=\"applewebdata:\/\/1A9CF1D1-CE6F-4185-9D2B-DF1E22C3B234#_ednref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>&nbsp;Cf. Gonon F., Konsman J.-P. &amp; Boraud T., \u00ab&nbsp;Neurosciences et m\u00e9diatisation&nbsp;: entre argumentation de la preuve et rh\u00e9torique de la promesse&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;Chamak B. &amp; Moutaud B. (s\/dir.),&nbsp;<em>Neurosciences et soci\u00e9t\u00e9. Enjeux des savoirs et pratiques sur le cerveau<\/em>, Paris, Armand Colin, 2014, p.&nbsp;142-171.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La psychiatrie de pr\u00e9cision n\u2019est qu\u2019une promesse Jean-Claude Maleval FondaMental se d\u00e9veloppe sur l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle la psychiatrie de pr\u00e9cision constituerait l\u2019avenir de la psychiatrie \u2013 tout en sugg\u00e9rant aux d\u00e9cideurs qu\u2019elle en est d\u00e9j\u00e0 le pr\u00e9sent. Elle se construit dans les ann\u00e9es 2010 sur les ruines des DSM dont les cat\u00e9gories cliniques, selon elle, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":453,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":1473,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[25,37],"ppma_author":[30],"class_list":["post-470","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized","tag-jean-claude-maleval","tag-psychiatrie-de-precision"],"authors":[{"term_id":30,"user_id":7,"is_guest":0,"slug":"jcm","display_name":"Jean-Claude Maleval","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/ddf52c947447c0d07c659d0018fcd1379c32d9529ce99a860e54d775c257f91a?s=96&d=mm&r=g","0":null,"1":"","2":"","3":"","4":"","5":"","6":"","7":"","8":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/470","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=470"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/470\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":692,"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/470\/revisions\/692"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/453"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=470"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=470"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=470"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/lacanquotidien.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=470"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}